Portage salarial : principe et fonctionnement

Portage salarial

Vous souhaitez lancer votre propre activité, mais toutes les contraintes administratives et comptables de l’entreprise vous effraient ? Le portage salarial pourrait effectivement s’avérer être une solution intéressante. Il est cependant primordial de prendre connaissance en amont de son fonctionnement, afin de se lancer en toute connaissance de cause.

Qui peut prétendre au portage ?

Le portage salarial est accessible à toute personne désirant commencer une activité en tant qu’indépendant tout en continuant à bénéficier des atouts du salariat. Quasiment tous les secteurs d’activité sont ouverts à ce fonctionnement, hormis ceux du service à la personne (ménage, repassage, baby-sitting, etc.) ou d’hébergement touristique (gîtes, chambres d’hôtes, etc.)

Certaines sociétés de portage sont spécialisées dans un domaine en particulier, comme entrepreneuriat ou encore les prestations de formation. Vous pourrez ainsi exercer un grand nombre de métiers sous ce statut :

  • consultant digital ;
  • formateur en langues étrangères ;
  • webmaster ;
  • gestion et finances ;
  • esthéticienne ou coiffeuse à domicile ;
  • etc.

Comment fonctionne une société de portage salarial ?

La réalisation d’une mission pour un client se déroulera en 3 étapes principales sous le statut de salarié porté :

  • vous trouvez un client potentiel à la suite d’une annonce passée ou encore de démarchage et vous négociez ensemble le cahier des charges : les tarifs, la durée de mission, la nature de la mission, etc. ;
  • vous signez un contrat de travail tripartite entre la société de portage salarial, vous-même et votre client ;
  • vous réalisez la mission dans le cadre convenu.

La société reste en général à vos côtés en cas d’interrogation potentielle sur la mission à effectuer tout en assurant un suivi sur l’avancée de la commande. La réalisation de la mission enclenche ensuite le paiement du client. La société s’occupe alors de la partie administrative de vos prestations (devis, factures, contrats, CGV, etc.), ainsi que de la gestion salariale de votre activité (cotisations aux différents organismes de retraite, de chômage, etc.). Votre paye est mensualisée comme n’importe quel salarié et est accompagnée d’un bulletin de salaire.

Quels contrats régissent votre relation avec la société de portage ?

Le portage rime avec l’établissement de documents contractuels :

  • le contrat de mission : accord contractuel tripartite entre la société de portage, le client et vous-même et récapitulant tous les éléments de la mission : tarifs, nature de la mission, délais de paiement, etc. Ce contrat vous protège aussi bien que si vous aviez été entrepreneur et que vous aviez établis un devis accompagné de CGV, puis signé par un client ;
  • la convention réglementant le portage : accord contractuel qui précise les éléments de collaboration entre la société qui vous porte et vous-même : rémunération, honoraires, conditions de facturation et de cotisations salariales, etc. ;

Concrètement, est-ce intéressant de devenir salarié porté ?

Les avantages indéniables

Une société de portage salarial prélève environ la moitié de votre chiffre d’affaires pour couvrir les coûts suivants :

  • frais de fonctionnement de la société ;
  • assurance éventuelle pour les professions réglementées ;
  • cotisations salariales et patronales.

Si cela peut paraître excessif, notamment vis-à-vis de la micro-entreprise, les avantages sont pourtant les suivants :

  • vous cotisez pour votre retraite à un meilleur taux que les indépendants en tout genre (micro-entreprise, société ou encore EURL) ;
  • vous disposez d’un statut salarié en CDI avec bulletins de salaire, ce qui a pour avantages de rassurer les banques pour un prêt ou encore des propriétaires pour louer un bien ;
  • vous cotisez pour le chômage au cas que votre activité finisse un jour par fermer ses portes ;
  • enfin, vous économisez du temps ! Toute la partie comptabilité et administration qui incombent normalement aux indépendants vous sont ainsi épargnées, vous laissant plus de temps pour travailler et compenser le manque à gagner.

Les points négatifs

Les seuls inconvénients relèvent de l’ordre financier et sont largement compensés par la protection sociale complète :

  • les cotisations sociales sont plus élevées que pour un entrepreneur cotisant à la sécurité sociale des indépendants (anciennement RSI) ;
  • les frais de gestion sont également importants, puisque des personnes compétentes passent du temps à gérer le bon fonctionnement de votre activité ;
  • votre tarif quotidien ne doit pas être inférieur à 300 euros selon la réglementation en vigueur.
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